Etat des lieux de la transition énergétique

 

Tout le monde est maintenant convaincu de la nécessité de sortir du « tout pétrole »!

Les voitures Hybrides ont pendant longtemps constitué la seule solution pour réduire notre consommation pétrolière sur les transports ; aujourd’hui elles se multiplient dans toutes les marques et touchent même les véhicules utilitaires. C’est une étape utile, constituant un premier progrès.

Pour les véhicules utilitaires légers et les mini-bus, la motorisation électrique est une énergie adaptée : là où on utilise ces véhicules, il n’y a presque plus de pollution ni de bruit. Mais la fabrication des batteries reste une source de pollution importante dans les pays producteurs dont nous restons sous dépendance. Les premiers camions et bus électriques sont également disponibles et leur utilisation dans les centres villes peut trouver sa justification. Néanmoins, au-delà du manque d’autonomie, le poids des batteries constitue un handicap important.

Les biocarburants à base d’alcool (bioéthanol) ou d’huile (biodiesel) sont également des carburants de substitution, qui ne nécessitent pas de modifier, ou très peu, les moteurs des véhicules. Cependant, leur rendement énergétique est plus faible que les carburants traditionnels et nécessitent donc une plus grande quantité pour produire le même niveau d’énergie, ce qui pose également la question de l’affectation de cultures vivrières pour les biocarburants au détriment de l’alimentation.

hydrogene

L’hydrogène pourra constituer une bonne alternative ! Cette énergie permettrait de fabriquer de l’électricité à l’intérieur même du véhicule, grâce à une pile à combustible et alors, les moteurs ne rejetteront que de la vapeur d’eau et seront totalement silencieux, tout en « embarquant » un poids de batteries limité. Cette solution est déjà opérationnelle et elle commence à s’implanter mais pour passer au stade industriel il faut devenir capable de produire de l’hydrogène « vert » et d’améliorer les coûts de production. Pour le moment, il s’agit donc d’une solution se limitant aux flottes « captives » intervenant sur des déplacements courts mais dont on peut espérer une vulgarisation au delà de 2025.

Il faut donc poursuivre les recherches et utiliser pour le moment, les autres solutions disponibles pour réduire notre empreinte environnementale.

La solution des moteurs thermiques fonctionnant au Bio-GNV constitue une solution mature, performante et disponible. Elle permet la réduction du CO2 émis de 90%, la réduction des émissions de dioxyde de 65% et la réduction du bruit des moteurs de 50%,

La plupart des constructeurs de poids lourds et autocars développent ce type de motorisation et cela constitue une vraie solution pour tous les transporteurs routiers. A l’exploitation, on relève 10 à 15% de carburant consommé en moins et un coût unitaire du carburant inférieur de 25%. Mais il faut que le réseau de distribution se mette en place pour garantir un service réel sur tout le territoire.

L’action du cluster Trans TEN

C’est pourquoi le cluster Trans TEN participe activement aujourd’hui à l’implantation de nouvelles stations de distribution de GNV/BioGNV (une soixantaine prévue en Occitanie d’ici fin 2021) ainsi qu’à la création de stations de méthanisation permettant la production de gaz en circuit court, réduisant ainsi considérablement, notre dépendance énergétique et apportant un revenu complémentaire significatif aux agriculteurs comme aux centres de retraitements de déchets domestiques, créant du même coup un large potentiel de création d’emplois non délocalisables.

Notre conviction se renforce autour du constat qu’il n’y aura pas UNE solution unique et universelle pour sortir de la dépendance pétrolière mais que nous devrons avoir recours à DES solutions diversifiées et complémentaires, dont le Cluster Trans TEN suit l’évolution et la pertinence pour le transport routier dans son ensemble.